Jour 2. De l'écureuil à la marmotte, 20 km en empruntant deux sentiers facultatifs.
Sur le chemin, on retrouve Lorraine, la femme blessée qui avait disparue la nuit dernière. La police nous retrouve quelques kilomètres plus loin et emmène Lorraine en hélicoptère. On repart plus serein.
On se perd dans un sentier de bucheron, dont les marquages rouges se confondent avec notre balisage. Ce qui nous mène à une petite cabane de pêcheur (ou chasseur !) abandonnée, c'est ici que Lorraine a pu passer la nuit. On retrouve ses bâtons de marche éparpillés devant le chalet.
Et c'est en s'égarant qu'on tombe sur ce magnifique lac Favre, dont la rive est habitée de libellules.
La suite du sentier, beaucoup trop marécageux, beaucoup trop flou, nous fait penser que ce n'est pas le bon chemin. A 4 km on se rend compte qu'on tourne en rond et le sentier nous amène au début du trajet.... On reprend, on ne se trompe pas cette fois. Les 14 km qui suivent, sont plus intenses, du dénivelé, des lits de ruisseaux à traverser, de la hauteur, de la falaise. Mais surtout, des forêts à traverser constantes, sans voir au loin, sans voir où cela nous mène. C'est beau et oppressant en même temps. On entend les bruits d'animaux pas loin, qui s'écartent à la résonance des bâtons sur la roche et la terre. Pas d'autres randonneurs sur notre chemin, rien que nous, de quoi se déconnecter.
On arrive au chalet de la Marmotte et ses deux petites cabanes au fond des bois en guise de toilettes naturelles. Le coin est isolé, personne ici, on entend les moustiques voler....par ailleurs, la cabane en est infestée. Petite douche dans la rivière en bas du chalet, repas autour du poêle à la lumière des lampes frontales, on dormira difficilement avec tous ces maragouins qui nous piquent mais heureux de vivre une folle aventure.






















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