Hué

Après 6 heures de bus de Ho Ba Be à Hanoï puis 15 heures de "sleeping bus", à essayer de dormir dans le bus bougeant sans cesse (les routes étant en chantier) nous voici à Hué, au centre-sud, sur les côtes du Vietnam, la ville des empereurs. On y découvre sa citadelle, sa rivière des Parfums, sa cité impériale et ses tombeaux. L'endroit ne manque vraiment pas de charme, même s'il est beaucoup plus touristique comparé au nord. 

A peine arrivés, on apprécie la tranquillité et la fraicheur de cette capitale culturelle. L'endroit est plus moderne, les gargotes ont presque disparues des trottoirs, à la place, des magasins d'artisanat. Un homme nous propose un tour de la citadelle et nous emmène dans les coins les plus intéressants avant de se rendre à la cité impériale. Il nous baratine un peu sur sa vie et ses rencontres, car quelques heures plus tard, on apprend d'un autre guide que l'homme en question raconte de fausses histoires aux touristes pour mieux les persuader. L'homme nous montrait ses carnets remplis de commentaires et photos des touristes comme preuves de ses bons services et de sa fiabilité. Il sortait des photocopies du Lonely Planet avec son nom dedans, tout était trafiqué. Au final, on a passé un bon moment avec ce monsieur, donc mensonges ou pas, peu importe.

La visite de la cité impériale (ou la cité pourpre interdite) nous a pris l'après-midi. On se faufilait derrière les groupes accompagnés de guides francophones pour écouter les petites histoires. Il y a de quoi se perdre entre les différentes structures. On se promène sur les petits chemins entre les maisons impériales. On imagine cette cité animée. Cette journée se finit par un magnifique restaurant inspiré des plats servis aux empereurs, la propriétaire nous explique que ce lieu est celui de son père, un célèbre collectionneur de bonsaïs à Hué. 

Le lendemain, on loue des vélos et on fait face à la circulation chaotique, longeant la rivière des parfums pour trouver les tombeaux des empereurs à une vingtaine de kilomètres. On arrive très vite en campagne et même dans les coins les plus perdus, on trouve toujours des phở, des cơm, sur la route. Impossible de mourir de faim, mais de chaud... Petite surprise, après 25 km sous les 40°C, un orage et une averse (ou plutôt une douche tropicale), nous attend pour rentrer. 

On a dormi ici:

Nhà nghi Can Thien, 9/66 Le Loi, l'endroit est très mignon, situé au bout d'une ruelle calme. Les chambres sont lumineuses et propres, vous pouvez louer des vélos et on vous donne des plans pour visiter le coin. De plus, le propriétaire parle français, anglais et allemand. 

On a mangé là:

Lac Thiên, 6 Dinh Tiên Hoàng, gargote sympathique aux murs couverts de graffitis, tenus par une famille de sourds-muets. Tout est tellement peu cher, qu'on y a commandé trop à manger pour nos petits estomacs. La spécialité du lieu, le banh khoai, une sorte de galette frite avec viande, crevettes, soja, oeufs et légumes à l'intérieur.

Tinh Gia Viên, 7k/28 Lê Thành Ton (ruelle la Kiet 28), une jolie villa où la propriétaire, Mme Hà, a toute une collection de bonsaïs, que l'on peut admirer en mangeant sur la terrasse. Ce restaurant est un des plus chers de Hué (cher au Vietnam du moins, nous avons payé 22 euros pour deux) mais il vaut le coup d'oeil, l'endroit est magnifique et la cuisine est inspirée de celle servie aux empereurs. C'était succulent et surtout copieux, les menus sont composés de 9 plats ! 







La rencontre avec ce fameux guide aux histoires farfelues. 


Des tapis de nénuphars, on a presque l'impression qu'on peut y marcher. 




Essayons d'apprendre le langage bouddhiste.





Dans beaucoup de motifs architecturaux, on trouve de la céramique.


Nous entrons dans la cité pourpre et c'est grandiose, un labyrinthe de temples, de maisons et de couleurs.














Un bon condensé de tout ce que l'on peut trouver dans les architectures impériales: céramiques, coquillages, perles, peintures, pierres, etc.



Une vue du sommet du tombeau de Khai Dinh, avant dernier empereur du Vietnam. 


La garde d'honneur et ses mandarins. 


La villa-restaurant Tinh Gia Vien et sa collection de bonsaïs. 




Plutôt amusant les plats dressés sous forme d'animaux, mais aussi très bons !










Unknown

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